Pome
Bernos
A première vue, le dessin peut paraître enfantin : deux petits cercles, quatre traits fins, deux points, un petit cône noir et voilà le pigeon.
On enlève le cône, on rajoute une queue, des oreilles et des moustaches et c'est un chat : tous les protagonistes sont en place. Mais ces créatures apparemment simplistes, une fois en mouvement, sont prodigieusement véloces et très expressives .
Le graphisme fin et léger est très séduisant, moins sommaire qu'il n'y paraît. Le récit, sous forme d'une parabole poétique pleine d'émotion, est un plaidoyer pour la défense de l'art urbain .
Pome Bernos, en faisant référence à des graffeurs connus, nous propose un cheminement insolite dans Paris. Ces artistes d'un genre nouveau, libres de toute convention picturale, émaillent la capitale de signes dont certains sont devenus emblématiques comme l'homme noir de Nemo, l'homme blanc de Jérôme Mesnager, le chat jaune d'un anonyme ou encore le Space Invader de Invader.
( G. Scaon ) En partenariat avec Emmanuel Proust Editions.
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