(Français) Dessinateur
Je suis tombé dans la bande dessinée quand j'étais
petit avec Pif, Spirou et Tintin, vers l’age de 6 ans, et
c’est dès le plus jeune âge que je décidais
d’en faire mon métier. Déjà petit, j'aimais
rester dans ma chambre à dessiner alors que d’autres
gamins préféraient jouer au foot. Je ne foutais rien à l’école,
ni au collège, on m’a alors orienté en Lycée
professionnel où j’ai passé un CAP de Tapissier
d’ameublement qui est le métier de mon papa, je l’ai
réussi, mais n’avais aucune envie de pratiquer ce
métier. Ce que je voulais, c’est dessiner. J’ai
donc ensuite enchaîné avec un autre CAP mais cette
fois-ci de Dessinateur d’exécution en publicité.
Moi qui espérais avoir un métier où je puisse
dessiner, je me suis retrouvé pendant des années à faire
des maquettes de catalogues de voyages ou de plomberie devant un
ordinateur. (Cette expérience m’aura au moins appris à me
servir de Photoshop et d’un MacIntosh).
Ensuite, j’ai eu l’opportunité d’intégrer
un studio d’animation qui avait ouvert sur Marseille, j’y
ai travaillé 2 ans et demi au poste de story boardeur. En
fait, on s’était présenté avec Bruno
Bessadi (le dessinateur de "Zorn & Dirna"), qui à l’époque était
maquettiste aussi.
Nous n’avions aucune qualification dans le story-board,
mais notre atout a été la BD. Finalement c’est
quelque chose de très proche. On a bien sûr appris
quelques trucs techniques sur le tas, et cette période m’a
permis de vachement m’améliorer. C’était
la première fois que je devais dessiner 8 heures par jour
du lundi au vendredi, et en plus j’étais payé pour ça
! C’est aussi là-bas que j’ai fait la connaissance
des autres membres du Zarmatelier.
A cette époque Bruno et moi, rêvions de faire de
la BD et d’avoir notre propre atelier. On avait imaginé ce
nom, de plus nous faisions partie du fanzine "Kérozène" qui
porte en sous-titre : "le Zarmagazine". Bref, tout un
délire autour de "Zarma".
Puis vint "Malek Sliman", que je créai d’abord
tout seul, tout en travaillant au studio. J'ai ensuite rencontré Bruno
Falba lors d'un festival et nous avons décidé de
développer ensemble l'univers de Malek Sliman pour lequel
je me trouvais quelque peu bloqué au niveau du scénario. "Pax
Massilia" était né (Vents d'Ouest, mai 2000).
Nous avons d’abord proposé le projet à Thierry
Cailleteau, nouveau directeur de collection chez Vents d’ouest.
C’est un peu sans trop y croire que j’y ai envoyé le
dossier, et à ma grande surprise, il m’a rappelé pour
me dire que c'était ok à condition de retravailler
les 3 premières pages. Ce fut l’un des plus beau jours
de ma vie.
Depuis début avril 2001, nous travaillons en atelier avec
Eric Stoffel, Thomas Olivier, Thomas Allart, Yann Valéani
et Bruno Bessadi. Ca nous apporte beaucoup sur le plan du boulot,
mais aussi sur le plan moral. Bosser seul chez soi pendant des
mois, c’est pas sain, ça rend barjo !
Sinon pour les projets d’avenir, j’ai commencé le
tome 3 de Malek Sliman qui conclura le premier cycle. Ensuite si
la série marche, on continuera sur des histoires auto-conclusives
sur chaque bouquin. C’est ce qui est prévu depuis
le début, mais pour ça, il faut que nous atteignions
des objectifs de vente fixés par l’éditeur...
L'avenir nous le dira..