
Spiess, Joan
Scénariste Dessinateur Coloriste
Né le 16/11/1963 en FRANCE
Naissance de Joan Spiess le 16 novembre 1963 à Mulhouse.
En 1976, Joan dessine pour son seul plaisir ses premières vraies BD.
En 1981, Joan entre à l’école des Beaux Arts de Mulhouse. En cinq ans, il s’y initiera aux mystères des Arts Plastiques et y fera quelques rencontres, comme Romuald et Lèbre avec qui il crééra plus tard Les Cartoonoïdes, leur fanzine - où La Petite Lucie fera sa première apparition, en 1987.
En 1986, avant même d’avoir terminé les Beaux Arts, Joan commence à travailler. Il décore des salons de coiffure, dessine des cartes et fait le serveur dans un bar-restaurant de la région mulhousienne, dont il a ornementé le menu. Tellement bien que les commandes affluent. Nouvelle corde à son arc, de grandes fresques murales et le pochoir de rue. Joan voyage beaucoup, entre deux illustrations et un bar rock. C’est au cours d’un de ces voyages qu’il croise le chemin de son premier dessinateur de BD, Cartier. Il met en couleur quelques uns de ses albums, dont Épices and Love et Le Pigeon Maltais.
En 1987, il vit son premier festival de la bande dessinée à Angoulême. Il y accompagne Cartier. Il y est abordé par Rackham, une petite maison d’édition avec qui il fera plus qu’un petit bout de route. En 1988, pour la Fête de la Musique il crée avec Louis Perrin, un ami plasticien, et l’américain Olin Calk le premier d’une série de véhicules bizarroïdes, Le Tube de l’Été, un mutant qui se transforme en instrument à percussions. Les suivront, à quelques années de distance, le Chtoff-Mobil, le Garage Makino et, en 1998, Al’Uzine. La même année, Joan entame une longue collaboration, qui se poursuit aujourd’hui, avec Les Dernières Nouvelles d’Alsace, à qui il confie règulièrement sa vision dessinée de l’actualité locale.
En 1990, il signe son premier album avec Harty, Retour de Manivelle. Il se sont rencontrés dans une radio libre à laquelle tous les deux collaboraient. Harty lui demande également des dessins pour Hiéroglyphes, son journal, qui, plus tard, deviendra association et essaimera dans toute la France. Parallèlement, Joan continue de voyager. De ses ballades, il fait de petits carnets autoproduits.
La Petite Lucie, son personnage fétiche, est naturellement de l’aventure. La Petite Lucie, encore elle, a fait son entrée dans la grande presse dès 1987, en l’occurrence le magazine allemand UComics. En album, c’est Margerin qui, cette année-là, lui ouvre les portes de sa série d’ouvrages collectifs, Frank Margerin Présente. La même année, Joan suit en tournée tchécoslovaque quatre groupes de rock mulhousiens, dont Fred et les Anges, pour qui il dessine des décors jetables. Et jetés à la fin de chaque concert. Pendant toute la durée de la tournée, Joan envoie par fax aux Dernières Nouvelles d’Alsace un compte rendu régulier en images. Au retour, ce journal est publié sous le titre La Petite Lucie en Tchécoslovaquie. Tirage : au moins 90 exemplaires. En 1992, à Angoulême, Rackham fait son Poutch, le nom d’un petit album collectif qui est l’occasion d’une fête mémorable. Joan participe au premier et décore la seconde. En 1993, La Petite Lucie entame un Premier Round aux éditions La Sirène. Il n’y en aura pas de deuxième. En revanche, Joan illustre pour les mêmes deux abécédaires, avec Harty et Ptiluc, Le Squatt de A à Z et Le commercial de A à Z. En 1993 toujours, Joan crée, avec Cartier, l’association Stakhano. Sous ce label, il publie deux livrets de la Petite Lucie, Road Movie et Lucie Horror Picture Show, et organise fêtes, concerts, performances. Les invités sont nombreux: Ptiluc, Édith, Riff Reb’s, Koch... Tous profitent de l’aubaine et des opérations pour voyager d’Angoulême à Vitrolles (au désormais célèbre Sous-Marin), de Mulhouse à Fribourg. Même remarque pour l’exposition Stakhano, qui fait le bonheur des festivals de Blois, de Pertuis, d’Illzach et même de Newcastle, en pleine coupe d’Europe de foot.
Joan est engagé par le magazine Spirou nouvelle formule pour dessiner des jeux dont on imagine bien qu’ils ne ressemblent à rien de très connu.
En 1997, Tête de Veau et Vinaigrette font leur apparition dans le journal de Spirou. Ils y squatteront le frigo pendant deux ans... avant de venir occuper celui des Humanos. En 1999, année faste : un album avec Harty et Ptiluc, Clop Attitude, et les premières fiches cuisines de la Petite Lucie dans le magazine Psikopat. En 2000, sortie de Tête de Veau et Vinaigrette, le premier volume de Frigo.